A la tourbière de Vred, on ne mouille pas que le tee-shirt, il arrive aussi, qu' on mouille le pantalon.
J' ai souvent fait ce chantier : fauche de roseaux, curage à la baguernette. J'y ai aussi creusé un fer de bêche de tourbe, les gestionnaires la hauteur d' une scie d' élagage.
Oui, chacun, chacune, selon ses possibilités ... pas de comparaison sur un chantier Blongios. C'est le week end ! On se fait plaisir.
Et on vit un temps collectif, où tout le monde fait attention à tout le monde. La tourbe flotte , un radeau de végétation non décomposée. Une eau trop acide ou alcaline, qui fait fuir les bactéries, avec leurs petites pattes ... si elles ont des pattes. On passe donc sur le côté des chemins, moi je préfère sur des plots à 4 pattes. Et le lieu est propice à l'entraide, quand une main t'aide à avancer. L'esprit Blongios, quoi ! Si on passe à travers la tourbe, il faut parfois une complémentarité : les uns relèvent le bénévole, les unes récupèrent ses deux bottes.
J'ai coordonné aussi, à Vred. Non rien à voir avec les chaussures. Toujours bénévole, plus investi cette fois, j' ai organisé le quotidien du chantier, avec le groupe.
Oui, conduire des bénévoles, cuisiner quelques choses, entre autres, ça fait un chantier participatif, ça favorise l'immersion, même sans tourbe.
Voilà pourquoi, j' aime participer à un chantier Blongios, à Vred ou ailleurs…
Pascal, bénévole au nid, avant le prochain chantier.
